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1) Utilité de la science, la technologie et l'innovation

  • Créé le 30-03-2016 avec 7 publications
  • Vue 870 fois
  • Redaction FINNOV
    le 30-03-2016

    Dans cet espace de discussion, nous vous proposons d’apporter des éléments de réponses à la question suivante :

    Pourquoi la science, la technologie et l'innovation sont essentielles pour la réalisation des objectifs de développement durable ?
    Les réponses devront fournir un ou plusieurs exemples concrets qui illustrent cela le mieux.

    Pierre Amougou
    le 08-04-2016

    Salut à tous les intervenants à cette plateforme de discussions constructives,

    Au regard de leurs portées cognitives et potentialités à combattre la pauvreté ambiante, la science, la technologie et l'innovation sont capables de contribue de manière décisive à la réalisation des ODD.

    Nous avons pour exemple le CardioPad, du jeune ingénieur informaticien Camerounais Marc Arthur Zang. En effet, d’une tablette médicale destinée aux soins cardiaques. Une tablette Hi Tech qui a pour but de faciliter l'accès à distance aux soins.

    En effet, le CardioPad permet de faire passer un examen médical à des patients qui sont éloignés des villes et d’en faire parvenir les résultats aux spécialistes, en temps réel. Les patients des zones enclavées peuvent ainsi à partir de cette trouvaille innovante rester en contact avec un cardiologue. Toutes choses qui étaient jusque-là très difficiles pour des Camerounais souffrant des maladies cardiovasculaires (MCV). Ce d’autant plus qu’au Cameroun, selon les données des experts, lors de la tenus du 10ème Congrès scientifique de la Société camerounaise de cardiologie, du 14 au 16 mars, 25 à 35% de personnes sont concernées par des MCV avec un taux de décès qui, selon les cardiologues, tourne de 40% de décès par an.

    Visiblement, cette tablette médicale du Camerounais participera de l’atteinte de l’Objectif 3 des ODD, à savoir: «Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge

    En rappel, le CardioPad est une tablette tactile qui possède des applications embarquées à usage médical permettant d’enregistrer et d’analyser l’activité cardiaque d’un patient dans le but de produire un diagnostic.

    Florent Breuil
    le 12-04-2016

    Bonjour à tous,
    Ci-dessous, une initiative de l'UNESCO


    Les sciences sont essentielles pour relever les défis complexes pour l'humanité tels que le changement climatique, la perte de la biodiversité, la pollution et la réduction de la pauvreté, car elles jettent les bases pour de nouvelles approches et solutions. Comment les sciences peuvent-elles répondre au mieux à cet engagement envers la société ? Comment pouvons-nous créer des liens dynamiques entre connaissances et actions ? Ces préoccupations ont conduit à une nouvelle approche : la science de la durabilité. L'UNESCO, avec le généreux soutien du gouvernement du Japon, a réuni les parties prenantes clés du milieu universitaire, de la communauté de décideurs politiques, des institutions spécialisées et des Nations Unies, afin de mieux définir et élargir l'approche scientifique de la durabilité pour mieux soutenir l'Agenda 2030 pour le développement durable. Ce projet d'une durée de deux ans a été lancé lors d'un colloque organisé au Siège de l'UNESCO à Paris les 5 et 6 avril 2016.

    « L'Agenda 2030 est transformateur et nécessite une approche multidisciplinaire pour atteindre les objectifs de développement durable, tout en assurant la cohérence des politiques à travers les différentes interventions, » a expliqué Nada Al-Nashif, Sous-Directrice générale de l'UNESCO pour les sciences sociales et humaines. « Ceci est un rôle crucial pour la science de la durabilité - car elle favorise des approches interdisciplinaires pour faire avancer la compréhension des interactions et des systèmes basés sur l'interdépendance entre les humains et l'environnement, et comment ces interactions affectent le défi de la durabilité. »

    L'approche de la science de la durabilité est essentielle à l'efficacité des prises de décision à l'égard de la durabilité globale, étant donné que les systèmes sociaux, environnementaux et culturels sont étroitement liés. L'UNESCO continuera, avec ses partenaires, à soutenir les efforts visant à éduquer et à préconiser le développement de cette approche. Il s'agit d'un puissant rappel de la complexité des défis auxquels le monde est confronté, et les immenses responsabilités que cela crée pour les organisations internationales telles que l'UNESCO.

    « La résilience et l'adaptation sont des conditions essentielles dans notre quête de la durabilité, et celles-ci doivent être informées par la science et d'autres savoirs, » a déclaré Flavia Schlegel, Sous-Directrice générale de l'UNESCO pour les sciences exactes et naturelles. « La science de la durabilité est une question de nature normative : c'est une approche qui permettra de capitaliser sur la recherche comme un outil pour résoudre les problèmes. Elle contribuera à la résolution de problèmes complexes liés à la durabilité, allant de la réduction des risques de catastrophe, à la sécurité alimentaire, énergétique, et celle liée à l'eau, aux démarches sociétales sans carbone, en façonnant la conception des politiques sectorielles intégrées fondées sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles. »

    S.E. Mme Kuni Sato, Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire, Déléguée permanente du Japon auprès de l'UNESCO, a confirmé que la science de la durabilité en combinaison avec l'éducation jouent un rôle clé dans le développement durable. Elle a exprimé sa satisfaction quant au fait que les programmes pertinents de l'UNESCO travaillent en étroite collaboration pour soutenir ce constat.

    Toute tentative de développer une plate-forme mondiale commune qui vise à produire des preuves scientifiques pour l'élaboration des politiques liées au développement durable doit tenir compte du fait que les États membres évalueront les connaissances de différentes manières, et emploieront différents modes de raisonnement dans leurs processus de prises de décisions. Le soutien à la science de la durabilité a une dimension politique claire qui nécessite la mise en place de plates-formes d'échange à l'UNESCO pour faciliter une conversation fluide entre toutes les parties concernées.

    Trois Symposiums seront organisés dans le cadre de ce projet, pour réunir des experts et des perspectives clés. Le deuxième colloque aura lieu au début de 2017. Le résultat final du projet sera un ensemble de lignes directrices définissant la science de la durabilité, fixant les principes dans lesquels l'approche devrait être entreprise, et fournissant des indications sur son application à de multiples niveaux.

    Communiqué de l'UNESCO

    MAMAN KANE Abdou
    le 19-04-2016

    Bonjour, nous vous présentons notre vision sur les actions pouvant permettre l'atteinte des ODD avec à l'appui notre contribution en terme d'innovation capable de participer à cette dynamique.

    L’économie de la planète repose sur 3 facteurs fondamentaux à savoir le capital foncier, les ressources naturelles et le capital humain. Les 2 premiers qui relèvent de l’environnement dépendent essentiellement du dynamisme de l’homme pour les faire évoluer positivement en sa faveur. Donc pour créer de la richesse le 3ème facteur (c’est-à-dire le capital humain) doit exploiter de manière intelligent les 2 autres facteurs. Cette exploitation intelligent passera nécessairement par la science, les technologies de l’information et les innovations.

    Nous vous présentons ici un exemple de réalisation qui met en interaction l’intelligence humaine (matérialiser par la science, les technologies, l’innovation), la protection de l’environnement, la résilience pour permettre au capital humain de s’adaptation aux mutations continues du 1er et 2ème facteurs.

    Il s’agit de :

    La « Télé-Irrigation » est un procédé technologique qui permet à un agriculteur de piloter à distance le système d’irrigation de son exploitation agricole quelque soit sa position géographique et le temps au moyen de son téléphone mobile et du solaire (ou éolienne) suivant une distribution intelligente de l’eau (besoins, quantité, temps, type spéculation…) avec possibilité de collecter et diffuser en temps réel et à distance les données météorologiques et hydrologiques notamment la température, le taux d’humidité du sol, la pluviométrie, la radiation solaire, la vitesse du vent..... Ce dispositif permet à un agriculteur de s’enquérir de l’état du besoin en eau de son exploitation et les conditions climatiques qui y prévalait quelque soit sa position dans le monde.

    Ce procédé permet à l’exploitant (i) un gain de temps et d’énergie, (ii) une augmentation de la superficie irrigable, (iii) un accroissement de la production et du revenu et (iv) une gestion maitrisée d’eau d’irrigation. Le kit Télé-Irrigation est composé d’une station solaire (ou éolienne), d’un moyen d’exhaure (pompe solaire), d’un réseau de distribution d’eau et d’un équipement télécom le tout pilotable à distance par téléphone portable.

     

    Contribution aux ODD

    L’Irrigation qui occupe le 2/3 du temps du maraicher constitue un frein pour booster la production et compromette aussi la pratique des d’autres activités de la chaine de valeur agricole. En automatisant l’irrigation et en sous traitant celle-ci au téléphone et au solaire la Télé-Irrigation contribue à la réduction de la pauvreté par la génération de revenu aux producteurs consécutif à l’augmentation de la superficie irrigable et l’accroissement de la production (intensification), la mobilité et la simultanéité dans les activités de la chaine des valeurs agricoles.   

    La Télé-Irrigation appuie et sensibilise également les populations à intégrer systématiquement dans leurs réflexions et activités de production les questions de changement et variabilité climatiques et l’impératif subséquent de protéger et gérer dans un objectif de durabilité les ressources naturelles qui constituent le socle de l’agriculture.  Cette contribution de la Télé-Irrigation à l’adaptation au changement climatique se matérialise à travers (i) la réduction de gaz à effet de serre par la substitution de l’énergie thermique et physique avec l’énergie renouvelable, (ii) la maitrise et gestion rationnelle de l’eau d’irrigation.

    La technologie a généré des innovations dérivées notamment le kiosque d’eau potable en milieu rural, l’abreuvage automatique et la météo mobile, toutes fonctionnant sur le même principe que la Télé-Irrigation.

    Toutes ces innovations sont vulgarisées par l’entreprise sociale Tech-Innov.

    Pour mieux connaître le concept vous pouvez visiter les lien suivants :

    https://youtu.be/17M20hkQmx4

    http://youtu.be/_q_RQzTFwP0


    http://youtu.be/-pBWkhnB66M
     

     

    http://www.tele-irrigation.net

    Christian Brodhag
    le 21-04-2016

    Les Nations Unies ont ouvert un mécanisme de collecte d'innovations, vous avez jusqu'au 30 avril pour les déposer : https://sustainabledevelopment.un.org/TFM/STIForum/CallforInnovations ,

    cedric carles
    le 21-04-2016

    Bonjour, je vous présente le projet http://www.paleo-energetique.org : une Ré-écriture collective de l'histoire de l'énergie.

    Né en 2014 et mis en ligne en Février 2015, l’application Paléo-énergétique est une recherche dans le passé pour accélérer la transition énergétique.

    Les objectifs de cette recherche sont :

    - Créer un socle commun de connaissance (indexé et illustré)
    - Nourrir la transition énergétique par des imaginaires collectifs du passé (romans, BD, design et fictions)
    - Retrouver des innovations oubliées ou non abouties
    - Rechercher dans le domaine public pour injecter dans des projets open-source (en rajoutant des briques technologiques manquantes)
    - Faire une généalogie des itérations des inventions
    - Valoriser des démarches et inventions existantes (plutôt que d’innover sans cesse)
    - Relier ces inventions passées aux connaissances actuelles et aux enjeux environnementaux et socio-politiques contemporains.

    En quelques chiffres
    - Des inventions entre 1780 et aujourd’hui
    - Plus de 60 inventions exhumées (dont 30 à publier)
    - Plus de 40 participants (chercheurs, retraités …)
    - 1 exposition itinérante installée 10 fois en 2015
    - 12 conférences en 2015
    - 11 partenaires institutionnels

    Actuellement en français, nous le traduisons en anglais et en espagnol et sommes invités à inaugurer en arabe notre plateforme lors de la cop22 à Marrakech en novembre prochain.

    La puissance de la foule (ou le crowdsourcing) a déjà fait ses preuves en termes de capacité à faire surgir de nouvelles idées et en termes de résultats. Non seulement ce mode collaboratif organise une communauté, mais il devient aussi, en autorisant le travail à plusieurs jusqu’au grand nombre, un outil puissant pour résoudre des problèmes, agréger du savoir, alerter sur les enjeux, etc. En tant qu’animateurs d’un groupe de réflexion, en tant que designers-chercheurs sur l’énergie, nous avons toujours été convaincus de la fertilité de penser à plusieurs. Et l’outil que développe le groupe Paléo-énergétique nous le permet.

    -       Cette nouvelle méthode est totalement en résonance avec les méthodes d’open research :

     Le savoir, son organisation, sa transmission, la gestion des connaissances sont durablement stimulés par l’implication de l’usager lambda. On connaît les avancées dans les domaines de la biodiversité ou de l’écologie grâce à la collaboration des individus qui permet de développer un suivi environnemental qui ne repose plus exclusivement sur la communauté scientifique. De nombreux projets portant sur l’inventaire de la flore, la surveillance de la prolifération de plantes exotiques envahissantes se sont développés partout dans le monde. EddMaps propose aux randonneurs de rapporter leurs observations soit en ligne directement sur une carte, ou alors par l’intermédiaire des saisies effectuées sur le terrain. Les projets du conservatoire américain de la nature Volunteers and Invasives Plants ou IMapInvasives organisent un système similaire. Parc Canada a mis en place un programme de science citoyenne basé sur la cartographie, afin de mieux cibler les efforts de gestion des espèces envahissantes.

    On pourrait multiplier les exemples. L’expérience, sans doute la plus remarquable, est celle des adeptes d’un jeu vidéo en ligne qui ont décodé en trois semaines la structure d’une enzyme proche de celle du virus du Sida. L’énigme tenait en échec une équipe de recherche depuis dix ans. Consécration pour les joueurs, la revue scientifique Nature Structural &MolecularBiology, qui a publié en septembre 2011 cette découverte, avec pour la première fois les internautes comme co-auteurs de l’étude. Le jeu vidéo en question, Fold it, littéralement « plie-le », est un jeu expérimental développé en 2008 en collaboration entre les départements d’informatique et de biochimie de l’Université de Washington. Son but était de faire résoudre par les joueurs un problème auquel se heurtent toujours les ordinateurs : comment une molécule se plie pour former une structure en trois dimensions et donner ainsi naissance à une protéine. « Les gens ont des capacités de raisonnement dans l’espace bien supérieures à celle des ordinateurs », explique Seth Cooper, l’un des créateurs de Foldit. Répartis en équipes concurrentes, ils étaient des milliers, de tous âges, venant du monde entier, à tourner et retourner dans le cyber-espace des chaînes d’acides aminés (ce qui compose les protéines). Les modèles de protéines transmis par les joueurs étaient tellement proches de la réalité qu’il n’a fallu que quelques jours aux chercheurs pour les affiner et établir la structure exacte de l’enzyme.

    Nous examinons autant les techniques que les imaginaires que peuvent porter les écrivains ou les poètes ou encore la culture commune. Nous gardons tout, sans discrimination, pour mixer ensuite les lignées techniques et les lignées des imaginaires collectifs, l’un ne va pas sans l’autre ; je dirais même que l’un est ennuyeux sans l’autre. Nous souhaitons mettre à jour les lignées mortes comme le ferait un archéologue non pas uniquement pour les admirer mais pour les faire renaître et les prolonger. Paléo-énergétique, dans une première phase, s’appuie sur ce socle historique propice à un prolongement.

    La réflexion sur l’innovation est souvent une réflexion courtermiste qui propose de monter une marche supplémentaire par rapport à l’état actuel : ainsi les innovateurs pensent le téléphone à échéance de cinq ans.On conditionne l’avenir à la disponibilité technique actuelle : « que faire de cette technologie ? » s’interrogent les innovateurs qui produisent un objet ou un service supplémentaire. Réactiver l’histoire des inventeurs – des makers avant l’heure selon la terminologie contemporaine –, chroniquer l’histoire des imaginaires, collationner celle des découvertes, précisément celles échues, celles qui sont tombées dans les limbes de la mémoire, est la méthode de travail de Paléo-énergétique, méthode finalement singulière, à contre-courant des pratiques actuelles.

    Ici, les acteurs de ce travail tentent d’enrichir le contexte socio-technique de l’énergie en remontant du fond de l’histoire des stades immobilisés il y a longtemps : Paleo-énergétique favorise le dialogue avec les origines, en quête de l’intention et du geste originels.C’est un examen qui remonte loin dans les usages, réactive des techniques et leur pensée depuis trop longtemps négligées. Les inventeurs sont de formidables promoteurs de la technique, en mesure de rendre tangible,avec les moyens du bord, une nouvelle réalité. Cette capacité audacieuse et déterminée à imaginer le monde autrement produit des formes nouvelles, des façons de faire originales. Même si au bout de son geste, l’inventeur rencontre l’échec. Le passé de ces cent cinquante dernières années est fertile pour les temps de crise, propice à faire émerger ces expérimentations, ces » manières de faire » pour reprendre les mots de Michel de Certeau. Comme dans les années soixante, les communautés se soudent et se mettent en marche pour construire, inventer, bricoler.

    La plongée dans le passé nous permet de voir davantage, de mieux comprendre le présent pour prendre en main le monde qui vient.

    Irène RABARISON
    le 26-04-2016

    Bonjour à tous, ceci est un exemple de Technologie et innovation pour la réalisation des objectifs de développement durable.

    A Madagascar, la population vit dans un océan de "misère énergétique", les " pénuries d'électricité chroniques" sont ressenties dans toutes les régions de l’Ile. La consommation d’énergie est dominée par le bois en raison de sa disponibilité et de son coût abordable pour la population ceci malgré l’existence d’autres énergies renouvelables. Seule dans la Capitale qui  fait figure d’exception pour des raisons diverses : Antananarivo bénéficie d’énergie hydroélectrique car c'es tle poumon économique et politique de Madagascar se trouvent dans la Capitale. Dans les autres régions, à cause de l’insuffisance de carburants pour faire tourner les groupes électrogènes, l’électricité ne marche que 6 heures par jour.  La situation est quasiment pareille dans toutes les localités et villes à travers l’île. Le prix de l’électricité est  hors de portée et son utilisation est faible. Sa production est contrainte par différents facteurs.

     

    Pour résoudre ce problème, des inventeurs Malagasy , ont cherché d’autres solutions pour produire de l’électricité. Ainsi, pour faire face à l’épuisement prochain des ressources disponibles, ces trois chercheurs de l’Université d’Antsiranana ont inventé  une solution originale : « récupérer celle de l'action de la corrosion naturelle des métaux dans l'eau de mer pour produire de l’électricité » et ont déposé un brevet sur ce domaine technologique.

    Il s’agit d’un prototype d'accumulateur à oxydoréduction par eau de mer qui produit de l'électricité et s’allume de manière continue pendant de très longues périodes  (24h/24 durant plusieurs mois).  La lampe alimentée par ce courant reste illuminée avec la même intensité lumineuse. La cellule, d'une durée de vie estimée de 50 ans, utilisant 250 ml d'eau de mer. Cet accumulateur devait pouvoir alimenter pendant plusieurs mois ou des années   une petite installation domestique de brousse comprenant par exemple quelques lampes à LEDs, une petite radio, et un chargeur de téléphone mobile.

    Cette technologie produit de l’énergie verte, énergie renouvelable non toxique, sans accidents (pas d’explosion – pas de brûlure) écologique et économique, avec une durée de vie illimitée. C’est l’une des solutions au problème de l'énergie à Madagascar : une batterie qui fonctionne plus de 4 mois sans interruption pour un coût dérisoire. Parmi les principaux avantages du système est son faible prix de de revient car le graphite qui a un coût est très bas (700€/tonne) est utilisé pour la fabrication de l'accumulateur, Madagascar est l’un des premiers producteurs mondiaux du graphite, et Madagascar est entouré par la mer. C’est une solution originale, à la Malagasy.  

    Par cette technologie, des possibilités de transfert de technologie sont espérés : l'appui à la création d'entreprises par des jeunes diplômés pour produire les accumulateurs , exploitation de l’invention ou développement de la technologie par les inventeurs détenteurs du droit, contrat de licence d’exploitation, cession du brevet, joint-venture ou co entreprise, ou  partenariat. Mais pour que cela soit rendu possible, les inventeurs souhaitent surtout l’implication de l'Etat Malagasy dans le financement des programmes de recherche applicatifs, tels que les micros entreprises ou un système d'électrification à l'intention des communautés rurales.

     


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