« La création de machines agricoles doit être entièrement en open source »

Source : publication initiale du 17/07/18 par Vincent Tardieu  sur usbeketrica.com "le média qui explore le futur" 

Joseph Templier est maraîcher en bio et cofondateur, en 2011, de l’Adabio Autoconstruction, devenu en 2014 l’Atelier Paysan. Cette SCIC (société coopérative d’intérêt collectif, à but non lucratif), installée dans une ancienne papeterie de la petite ville de Renage, au nord-ouest de Grenoble (Isère), est un modèle de coopération, de solidarité et du Do It Ourselves (« faire ensemble ») entre agriculteurs. Mais aussi de diffusion des innovations paysannes pour en faire un bien commun. Leur projet politique est fort et leurs services, qui permettent de rompre avec la logique du « chacun dans sa ferme », précieux. Joseph Templier a pris le temps de présenter la démarche et les ambitions de l'Atelier Paysan au mouvement Colibris.

Quelle est l’intention d’origine de l’Atelier Paysan ?

« La démarche de l'Atelier Paysan est née de la volonté de maraîchers en bio, adhérents de l’Adabio (groupement des agriculteurs biologiques de l’Isère, Savoie, Haute Savoie et l’Ain), de gérer divers problèmes agronomiques pour lesquels il n'existait pas de solutions techniques dans le commerce. Nous avons dû les concevoir ou adapter certains équipements. Puis nous nous sommes dits qu'il était indispensable de partager largement ces bidouillages paysans… Ainsi, par un travail collectif, sont nés le cultibutte, le vibroplanche ou la butteuse, ainsi qu'une quarantaine d’autres outils que nous présentons en libre accès sur le site, avec les plans et les tutoriels.  Ces outils servent maintenant de support lors des sessions de formation à l’auto-construction, et profitent de la dynamique collective pour s’améliorer d’un stage à l’autre.

Actuellement, nous comptons 12 salariés, plus 2 à 4 services civiques, et une antenne a été créée en Bretagne où les demandes de formation sont fortes. D’autres antennes pourraient voir le jour, notamment dans l’Est de la France, car il y a une forte volonté d’essaimage pour impliquer plus les paysans localement. Les techniciens formateurs ont généralement un diplôme d'ingénieur en mécanique, et les autres membres de l’équipe sont qualifiés selon leurs domaines d’implication. Si je suis le seul à avoir été paysan, nous sommes tous passionnés par l’agriculture. »

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(Reprise partiel de l'article sur Finnov avec l'aimable autorisation d'Usbek & Rica)


Modéré par : Redaction FINNOV

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