L’IRAD met sur pied plus de 50 ha de champs semenciers pour développer la production et la transformation du blé au Cameroun

  • par Pierre Amougou
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  • 2022-10-30 23:01:09
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  • Réseau francophone de l'Innovation
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Dans le cadre du projet de développement de la production et la transformation du blé prescrit par le président de la République, le directeur général (DG) de l’Institut de Développement Agricole pour le Développement (IRAD), le Dr Noé Woin et son équipe de chercheurs se déploient sur le terrain depuis juillet 2022, pour la mise sur pied des champs d’expérimentation des semences de blé adaptées aux sol et goût des Camerounais.

La preuve, du 26 au 28 octobre 2022, le DG a, bottes enfilées, parcouru les tout premiers 50 ha de champs de production de semences de blé dans la région de l’Adamaoua (zone agroécologique des hautes savanes guinéennes) : Wassandé, Mbang Mboum, Wakwa (en irrigué), Mbé, Douri et Meiganga.

Dans cette vaste opération de multiplication des champs semenciers de blé afin de réduire considérablement l’importation de la farine de ladite céréale utilisée dans la fabrication du pain, le site de Wassandé (90 km de Ngaoundéré), à lui seul, abrite une parcelle (45 ha) qui s’étend à perte de vue, dans laquelle les variétés IRAD 1 et IRAD 2 sont expérimentées.

D’après le Dr Noé Woin qui a trouvé tous les chercheurs à l’œuvre, «l’IRAD, à travers ce précieux projet, se propose de contribuer à l’amélioration de la production et de la transformation du blé par un développement et une diffusion des paquets technologiques innovants».

Pour ce faire, l’institut bras séculier de l’Etat du Cameroun en matière de développement agricole s’est donné pour activité, courant 2022, d’identifier les bassins de production, les acteurs de la production et les partenaires scientifiques et financiers impliqués. Non sans recueillir les informations sur les variétés performantes, les banques des gènes existantes, les itinéraires techniques de production et de transformation. D’après les chercheurs, les rendements varient de 4 à 7 tonnes de semences améliorées à l’hectare selon les variétés, les sites et le traitement.

Afin de permettre une bonne production et transformation de blé, selon le DG, l’IRAD s’évertue à mettre à la disposition des producteurs des variétés hautement productives et adaptées aux différentes zones agroécologiques du pays.

Pour atteindre cet objectif, l’IRAD a introduit avec le concours des instituts de recherche internationaux (CIMMYT, ASARECA, ARC Soudan, KALRO, etc.) de nouvelles variétés testées tant en station qu’en milieu paysan afin d’identifier des variétés non seulement plus productives que celles cultivées actuellement mais surtout répondant aux goûts et préférences des utilisateurs. A moyen et à long terme, rassure le DG, l’IRAD va développer de nouvelles variétés plus performantes et adaptées aux conditions environnementales du Cameroun.

Voilà une ferme détermination et des indicateurs qui augurent des lendemains meilleurs pour la culture du blé au pays de Paul Biya.

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  • Dernière modération le 02/11/2022 - 10:30

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  • Pierre Amougou

    Chef Desk Étranger et Environnement au bihedo La Météo à Yaoundé (Cameroun)

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