L’Institut africain d’informatique sort 37 Pygmées de l’illettrisme numérique au Cameroun

Appelés Baka, des Pygmées de la localité d’Assok, dans l’arrondissement de Mintom (sud-Cameroun) ont été formés à la maîtrise de l’outil informatique, en mars 2019.  

Une formation aux technologies de l’information et de la communication (TIC) gracieusement accordée par l’Institut africain d’informatique (IAI), représentation du Cameroun, sous l’égide d’Armand Claude Abanda.

En effet, les lauréats de la promotion parrainée par Carine Bita ont été initiés à l’utilisation de l’ordinateur et de ses logiciels les plus usuels tels que Microsoft Word, Excel et Internet. Sans oublier l’initiation à entrepreneuriat. Dans le cadre de l’opération un Million de jeunes, d’enfants et de femmes (MIJEF) à l’horizon 2035.

Une initiative inédite qui a été fortement exaltée par le peuple Baka ainsi que les populations riveraines.

«Nous pensons que cette incursion bien que brève dans le monde du numérique du peuple Baka leur permettra de voir les opportunités qui s’offrent à eux et servira de catalyseur pour la jeunesse de ce peuple autochtone qui, malgré tout, sort peu à peu de la non scolarisation», a déclaré un notable riverain. Avant de conclure : «L’IAI-Cameroun est un partenaire sur qui le gouvernement doit compter pour la croisade contre la réduction du fossé numérique entre les différentes couches de population au Cameroun».

 Il y a quelque temps, suite à un partenariat noué avec la mairie de Messok (est-Cameroun), une trentaine de Pygmées a été formée à la maîtrise de l’outil informatique par l’IAI-Cameroun. Et quatre de ce peuple autochtone ont été formés comme formateurs afin de continuer à imprégner les autres aux Tic. Une façon pour le Centre d’excellence technologique Paul Biya de perpétuer l’initiative à la prunelle des yeux de la Première dame du Cameroun, Chantal Biya.

Pour mémoire, des études anthropologiques font état de l’existence de trois groupes ethniques pygmées au Cameroun, à savoir : les Baka, dans la région de l’Est et du Sud. D’après cette étude, il s’agit du groupe le plus important qui rassemble environ 40 000 individus. Les Bakola et les Bagyéli, dans la localité de l’Océan (région du Sud), forment environ 3 000 âmes. Et les Medzam dans la plaine Tikar (région du Centre) avec 1 000 personnes environ.


Modéré par : Redaction FINNOV

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