Inspiration : découvrez Aminata Garba, "l'ingénieure venue du désert"

  • par Redaction FINNOV
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  • 2019-01-30 10:59:50
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  • Réseau francophone de l'Innovation
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Une publication SciDev.Net 2019 sous licence Creative Commons Attribution
Auteur : Julien Chongwang


Au nombre des vingt lauréats de la deuxième édition du Next Einstein Forum (NEF), tenue en mars 2018 à Kigali au Rwanda, se trouvaient vingt femmes. Parmi elles, une seule était originaire d’Afrique subsaharienne francophone, en l’occurrence Aminata Garba, du Niger.

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en génie électrique et informatique, et d’un PhD en génie électrique, elle a un parcours atypique qui l’a conduite à faire de la recherche et de l’enseignement, ainsi qu’à travailler dans les secteurs public et privé.

Elle a notamment dirigé l’Autorité de régulation multisectorielle au Niger, travaillé à Orange Niger, à l'Institut national de la recherche scientifique de Montréal (Canada) et au Centre national de la recherche scientifique (France), avant de rejoindre l’université Carnegie Mellon pour l’Afrique, à Kigali, où elle enseigne actuellement.

Interrogée par SciDev.Net, Aminata Garba livre les recettes de son modèle de réussite scolaire, académique et professionnelle.

Vous avez été l’un des lauréats du NEF en mars 2018 à Kigali. Quels sont vos champs de recherche de prédilection ?

J’ai été lauréate du NEF, non pas sur la base d’un projet spécifique, mais pour mes travaux en général, aussi bien dans l’enseignement que dans la recherche et dans les autres secteurs. Les sujets de recherche qui m’intéressent le plus ont trait à l’utilisation des TIC dans l’agriculture, dans la gestion de l’eau, dans la gestion de l’énergie, etc.

“De manière générale, pour les femmes et les jeunes filles qui veulent s'orienter vers les secteurs scientifiques et techniques, quelquefois dans nos pays, ce sont les opportunités qui manquent.”
Aminata Garba

Mon intérêt principal est de développer les secteurs clés de nos économies, en utilisant les TIC. Un autre point sur lequel j’ai beaucoup travaillé dernièrement consiste à mettre en place des politiques qui permettent de développer les TIC en Afrique, en particulier dans les zones rurales. Voilà les deux principaux domaines pour lesquels j’ai beaucoup d’intérêt pour le moment.

Pouvez-vous citer un exemple de la façon dont les TIC peuvent servir dans l’agriculture et dans la gestion de l’eau ?

Un exemple concret est l’agriculture de précision. Par exemple, on sait que le Niger est un pays aride et semi-aride. Il ne pleut pas assez. Alors, pour que l’agriculture puisse se développer et pour qu’on puisse subvenir aux besoins de la population et même plus, il faut que l’agriculture cesse d’être archaïque. Pas seulement qu’elle soit mécanisée, mais il faut qu’on crée des techniques d’irrigation. Un projet qui m’intéresse particulièrement consisterait à créer un système d’irrigation susceptible de prendre des informations du sol, pour déclencher l’utilisation de l’eau. Ainsi, on va économiser l’eau pour n’utiliser que la quantité qui est nécessaire pour cette irrigation.

(...)

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Crédit image : CMU Africa via SciDev.Net


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  • Dernière modération le 30/01/2019 - 11:13

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