COP 15 & Cie: le GBTAC, fin prêt

Dans le but principal de faire l’évaluation du degré de progression de la mise en application de la Convention sur la Diversité biologique (CDB) et préparer les contributions de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) aux prochains grandes rencontres internationales notamment la COP15 à la CDB, la COP26 à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, des experts des questions de la conservation de la biodiversité se sont réunis à Douala à l’occasion de la trente et unième réunion du groupe de travail biodiversité Afrique Centrale (GBTAC).

Cette rencontre qui entre dans le cadre de financement du 11ème Fonds Européen au Développement de l'UE pour la mise en œuvre de la composante régionale d'ECOFAC VI, a permis aux participants sur une durée de 05 jours plus précisément du 09 au 13 mars derniers, d’échanger entre autres sur le processus d’élaboration du cadre mondial pour la biodiversité post 2020, sur la préparation de la participation de la sous-région à la 24e réunion de l’organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques. Autres points inscrits à l’ordre du jour de ces discussions, l’évaluation de la mise en œuvre de la feuille de route 2020 du GBTAC, l’élaboration de la feuille de route 2021, l’examen et la validation du rapport d’étude sur l’état des lieux des espèces exotiques envahissantes dans les pays de l’espace COMIFAC.

Directeur du programme GIZ  (Deutsch Gesellschaft for International Zummenarbeit) gestion durable des forêts dans le bassin du Congo, Martial Nkolo, dans son allocution introductif, a tenu particulièrement à préciser l’enjeu des contributions des participants à ces assises pour les prochains rendez-vous mondiaux notamment la COP15. « La COP 15 revêt un enjeu majeur pour la COMIFAC et pour les pays de la sous-région,
d’où la nécessité non seulement de bien la préparer en formulant des suggestions fortes pour renforcer la contribution de la sous-région pour le cadre mondial pour la biodiversité post 2020, mais aussi de bien préparer les autres échéances futures en lien avec la biodiversité et les forêts, qui auront lieu au courant de l’année 2021 » déclarait-il.

Entre défis sanitaire et menaces humaines

Outre le contexte sanitaire marqué par la pandémie mondiale de la COVID19, cette trente et unième réunion intervient dans un contexte où « les menaces sur la biodiversité sont une préoccupation majeure pour la communauté internationale » l’a précisé Raymond NDOMBA NGOYE, représentant du secrétaire exécutif de la COMIFAC. Des menaces qui ne cessent d’être « croissantes sur la riche biodiversité » de la sous-région Afrique centrale. Il s’agit notamment de la montée « fulgurante du braconnage et du commerce illicite des espèces de faune et flore sauvages ». Les assises du 09 au 13 mars tombaient par conséquent à point nommé au vu de l’urgence de trouver des « solutions idoines en vue de juguler ces fléaux ».

Précisons que le combat pour la préservation de la biodiversité dans le bassin du Congo est aujourd’hui encore possible grâce au soutien indéfectible des partenaires internationaux notamment l’Union Européenne et la coopération technique allemande GIZ qui n’ont pas « hésité à apporter leur appui pour l’organisation de la 31e réunion du GBTAC » renseigne Martial NKOLO qui a d’ailleurs tenu à réitérer cet apport pour les prochains rendez-vous de ce genre. 

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  • Dernière modération le 10/05/2021 - 08:56

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