24 collections du petit mil expérimentées par l'IRAD à l'extrême-nord du Cameroun

Pour retenir à terme les variétés qui présentent un rendement à fort potentiel et une bonne résilience face aux maladies des cultures et aléas climatiques, particulièrement dans la zone agroécologique soudano-sahélienne favorable à la production de cette céréale, les chercheurs du Champ d’essai de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) de la localité de Meskine s’attèlent depuis quelques mois à l’observation de 24 collections de petit mil, du nom scientifique Pennisetum glaucum. Une opération qui, selon les experts, consiste à recueillir toutes les informations (génétiques, agronomiques, phytopathologiques…) possibles sur la spéculation objet de l’essai.

D’après les chercheurs du site sis à 5 km environ du centre-ville de Maroua, cette période d’essai s’étale sur 3 ans dans différentes localités de la région de l’Extrême-Nord.

Au plan du semis, les scientifiques indiquent que le petit mil est capable de pousser presque n’importe où et peut s’accompagner d’autres cultures.

Appelé ‘’culture de la famine’’, le petit mil a cet avantage qu’il ne nécessite pas de grosses dépenses et s’entrepose facilement et pendant de longues périodes. Autrement dit, il peut être gardé pour être utilisé lorsque les autres vivres se font rares, notamment pendant les périodes difficiles (sécheresse ou mauvaise récolte).

Il est consommé sous différentes formes. À partir de ses grains, on peut fabriquer de la farine pour la bouillie, les beignets, les gâteaux, les galettes, les crêpes, les biscuits, les croquettes, le couscous pour accompagner les plats de légumes, de viande, du poisson… et le ‘’Bil-bili’’ (boisson alcoolisée de fabrication artisanale).

Bien plus, les sociétés brassicoles peuvent se servir du petit mil pour brasser le malt et la bière.

Au plan nutritif, le petit mil est une céréale sans gluten et riche en protéines, phosphore, magnésium et zinc. C’est un bon revitalisant pour des personnes nerveuses, dépressives, stressées et convalescentes.

La paille du petit mil séchée est également utiliser pour la nourriture du bétail.

Pour mémoire, l’Institut (bras séculier de l’État dans l’implémentation de l’agriculture de seconde génération) que dirige le Dr. Noé Woin, sous la tutelle technique du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI), est chargé de conduire des activités de recherche axée sur la promotion du développement agricole au Cameroun. Une action scientifique menée dans les domaines que sont les productions végétale, animale, halieutique, forestière, environnementale, ainsi que des technologies agro-alimentaire et agro-industrielle.


Modéré par : Redaction FINNOV

Autres actualités dans "Coups de projecteur"

Le projet ‘’Maternités solaires’’ promu en Afrique par Ségolène Royal

Publié le 13 mai 2019 - 08:57

À travers son ONG ‘’Désirs d'Avenir pour la Planète’’ (D.A Planète), la politique française Ségolène Royal entend donner un nouveau contenu aux valeurs de justice et d’efficacité climatiques aux niveaux local, national et internationa (...)

GVA et le développement Africain à travers Internet

Publié le 03 mai 2019 - 17:02

Depuis le 18 avril dernier, la capitale économique de la République du Congo, Pointe-Noire, connait une transformation sans précédent : l’installation de l’Internet Haut-Débit. Orchestré par Group Vivendi Africa (GVA), la ville se (...)

Seuls six indicateurs numériques parmi les 244 indicateurs des Objectifs de Développement Durable (ODD)

Publié le 29 avril 2019 - 11:38

Fin janvier, l’INSEE a publié la liste des « Indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable ». Ces 98 indicateurs constituent le tableau de bord qui permettra à la France de suivre (et de documenter) ses (...)


  • Publié le 14 févr. 2019 - 15:11 GMT
    par Pierre Amougou|Réseau francophone de l'Innovation
    Vue 370 fois






Autres actualités


CGU - Contact - Conception & Réalisation : CIRIDD © 2015